Vendredi 3 avril 2020

Quand la mort menace (Marc 14,32-42)


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Restez ici! Littéralement: asseyez-vous. La position assise est celle du disciple qui apprend du maître. Jésus va les enseigner par sa propre manière d’affronter la mort. Non pas comme un héros sans peur, mais à travers toutes les émotions que l’on peut vivre face à cette limite qui veut nous faire croire que tout s’arrête, que plus rien n’advient après elle. C’est sans compter sur l’espérance que Jésus offre comme un nouveau passage vers la vie restituée, pleine et entière. Voyons cela. D’abord, Jésus exprime une tristesse qui l’enveloppe d’un sentiment de mort. Il aimerait échapper à ce sort qui se présente à lui en cet instant. La mort est omniprésente comme elle peut l’être lorsque nous n’avons plus aucune perspective de vie, atteints par la maladie, le chômage ou le rejet des autres. Jésus est au plus bas de sa vie, de son ministère. Il désespère… mais choisit de s’en remettre à son Père dans une confiance qui dépasse tout ce qu’il ressent dans son corps, dans son âme, au plus profond de son être. Cette confiance qui advient en lui ne se manifeste pas d’un coup de baguette magique puisque Marc ajoute qu’il prie deux fois de la même manière. S’en remettre au Père est un chemin intérieur qui fait naître la confiance. Les disciples endormis sont finalement invités à dormir. Bizarre, non? Quand Jésus accepte d’entrer dans son heure, c’est-à-dire de vivre la croix comme un don d’amour, nous pouvons alors nous reposer paisiblement sur cette grâce donnée.

Jean Biondina

Prière: Seigneur, aide-moi à garder ma vie en éveil de ta présence.  

Référence biblique : Marc 14, 32 - 42

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