Samedi 22 juillet 2017

La vie revisitée (Luc 8,40-48)


Lire le texte

Voilà une femme bien audacieuse qui se glisse dans une foule alors qu’elle y est interdite de par la loi à cause des pertes de sang qui la rendent impure. Le contraste est d’autant plus fort que Jaïros avait la priorité puisque ce père et chef de synagogue s’était jeté à terre pour supplier Jésus de guérir sa fille âgée de 12 ans. Les durées de vie se croisent: 12 ans de pertes de sang et d’impureté et 12 ans d’âge de cette fille juste nubile. La vie est arrêtée dans ces deux situations. Mais Jésus suscite le désir de vivre. La femme s’approche et touche les franges du vêtement qui sont censées rappeler les commandements (Nb 15,38-39), donc le bon rapport à Dieu. Elle cherche à vivre sous ce regard de Dieu sans y parvenir. Son geste l’en rapproche, car elle a compris que la venue de Jésus est libératrice. Elle fait violence à la situation et arrache une guérison tant attendue. Le fait que Jésus stoppe tout montre que cette guérison ne doit pas tourner à la magie. Jésus appelle la parole de la femme en l’interpellant du milieu de la foule. Il l’oblige à se raconter, non pas comme dans un reality show, mais pour que son histoire soit entendue et qu’elle en guérisse. Jésus emploie à son égard l’expression «ma fille» qui revient à lui donner une nouvelle place dans la société. Il la restitue à elle-même en lui donnant la paix intérieure dont elle aura besoin pour vivre, enfin. N’est-ce pas apaisant de déposer sa vie aux pieds de Jésus?

Jean Biondina

Prière: Seigneur Jésus, j’ai besoin de ta paix pour vivre pleinement.  

Référence biblique : Luc 8, 40 - 48

Commentaire du 23.07.2017
Commentaire du 21.07.2017